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La chambrée des familles
Cette pièce représente la chambrée des familles des soldats. Chaque famille avait droit
à un quart de la caserne ; les deux lits étaient occupés par les parents alors que les
enfants couchaient sur le plancher. Il était possible de tirer les rideaux la nuit pour
assurer le respect de sa vie privée. La chambrée des familles, comme la chambrée des
officiers célibataires, était inspectée tous les jours.
Les femmes des soldats effectuaient des travaux pour l'armée, comme faire la lessive,
nettoyer les latrines des femmes, repriser les chemises et les uniformes, et ce, contre
rémunération. Si son mari mourait ou désertait, une femme avait la possibilité de
retourner en Grande-Bretagne (le passage était payé par l'armée) ou de se remarier.
La plupart choisissaient de se remarier. Il existait peu de dispositions de l'État
ou d'organismes de bienfaisance privés pour s'occuper des veuves qui avaient des enfants,
mais il n'y avait pas de pénurie d'hommes admissibles prêts à soutenir une famille.
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